J’aime l’IA. J’ai testé. Puis j’ai choisi.
- Marie Horodecki Aymes
- il y a 18 minutes
- 2 min de lecture

J’aime l’intelligence artificielle.
Je le dis tout de suite, parce qu’à force d’en parler partout, on a fini par confondre enthousiasme et adhésion aveugle.
L’IA est devenue un décor.
Elle est dans les posts, dans les slides, dans les promesses. Elle est partout, donc forcément utile. En tout cas, c’est ce qu’on nous explique.
Sur LinkedIn, on la découvre surtout sous forme de listes.
Les outils à connaître.
Les outils à adopter.
Les outils qui vont “changer la donne”.
Ce qui change moins souvent, en revanche, c’est la question de savoir à quoi ils servent réellement.
Tester un outil, ce n’est pas le regarder fonctionner chez quelqu’un d’autre. Ce n’est pas non plus s’enthousiasmer devant une interface bien dessinée. Tester, c’est l’utiliser dans son propre travail, avec ses contraintes, ses exigences, ses angles morts aussi.
J’ai pris ce temps.
Sur des outils de présentation, entre autres. Ils faisaient très bien ce qu’on attendait d’eux visuellement. Tout était propre, fluide, impeccable. Mais derrière cette efficacité formelle, quelque chose manquait. Le fond. La nuance. La capacité à porter une pensée un peu exigeante.
Alors j’ai choisi.
Pas contre l’IA.
Mais pour mon travail.
Ce qui frappe aujourd’hui, ce n’est pas tant la vitesse des innovations que la rapidité avec laquelle on les relaie, sans toujours se demander si elles apportent un vrai gain. En IA, un outil peut exister depuis plusieurs mois et continuer à circuler comme une nouveauté, sans analyse, sans recul, sans point de vue.
Beaucoup de contenus parlent d’IA.
Peu racontent ce que ça fait vraiment de travailler avec.
En tant que cheffe d’entreprise, ce temps d’essai, de tri, parfois de renoncement, est indispensable. Tout ce qui est nouveau n’est pas nécessaire. Tout ce qui est efficace en apparence n’est pas pertinent en profondeur.
J’aime l’IA.
Mais je crois surtout à la responsabilité de choisir ce qu’on en fait.
